Pour une critique de la décroissance dite « volontaire »

La critique de la décroissance dite volontaire est, d’un certain point de vue, similaire à celle de la croissance ordinaire car, en se fondant également sur l’étude d’élément objectifs nous pouvons observer que la décroissance volontaire, bien que témoignant d’un comportement respectable (voire admirable) au niveau individuel, constitue, en réalité, une chimère politique  depuis maintenant près  d’un demi siècle. Si elle est une chimère, c’est dans le meilleurs des cas. Dans le pire des cas, c’est une imposture renforçant de fait les institutions du capitalisme oligocratique.

Les qualificatifs pouvant être attribué à la décroissance volontaire prise en tant que chimère sont les suivants : utopie, création de l’esprit, fantasme, illusion, impossibilité, irréalisable, mirage, mythe, phantasme, phraséologie, projet, récit, rêve, roman, songe, aberration, apparence, fantaisie, fantasmagorie, fausse apparence, faux-semblant, féerie, fiction, hallucination, idée, magie, mirage, ombre planante, paréidolie, illusion d’optique, tour de pensée, songe, trompe-l’oeil, vanité, vision. Tous ces termes pourront être employés pour illustrer et analyser les différentes règles d’application de ce concept de décroissance volontaire prise en tant que chimère dans chaque domaine particulier qu’il prétend décrire. Une méthodologie identique pourra être appliquée pour effectuer l’analyse critique des règles d’application de la décroissance volontaire prise en tant qu’imposture, tels que : duperie, erreur, hochet, leurre, alibi décroissant, etc..

Il conviendra toutefois de tempérer la notion de décroissance volontaire prise en tant qu’imposture en distinguant les mouvances relevant d’une imposture consciente, c’est à dire d’une connivence effective avec le système oligocratique capitaliste croissanciste (de type greenwashing amélioré décroissant), des autres mouvances relevant d’une imposture inconsciente, c’est à dire d’une simple cécité politique bercée par l’illusion du réformisme. Les premiers visant des places nominatives dans la nomenclature institutionnelle, les seconds ignorant simplement que les maîtres du pouvoir adorent le réformisme parce qu’il leur permet, à chaque fois, de se renforcer de leurs propres oppositions par la technique avancée de la récupération des idées. Ce qui nous amènera à méditer sur la formule non politicienne : Est révolutionnaire celui qui n’est pas récupérable. Est réformiste celui qui est récupérable.

A propos de Christian Laurut 77 Articles
Chercheur indépendant en organisation sociétale

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